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 Do you remember our first meet ? / Isaac

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Prim L. Sleeman

En ville depuis le : 29/06/2013
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MessageSujet: Do you remember our first meet ? / Isaac   Mar 2 Juil - 6:29


Prim et Isaac Հ Do you remember our first meet?
Cette journée fut tout simplement affreuse. Je suis professeur de chant pour des adultes et des jeunes adultes, mais aujourd’hui on aurait dit que j’étais un professeur pour des enfants. Ça n’avait aucun bon sens, personne ne m’écoutait, tout le monde était sur leur téléphone cellulaire, etc. Non, mais je suis là pour leur apprendre des trucs et ils ne sont pas foutu de m’écouter ? En plus, c’est bientôt leur spectacle, j’ai l’impression qu’ils en n’ont rien à foutre. Ça m’attriste grandement, de si beaux talents gâchés et moi assis à devoir les regardés rigoler avec leurs technologie à la con. Bref, après cette journée de fou, je dois me concentrer sur mon propre spectacle et comme je suis perfectionniste je suis bien mieux de commencer le plus vite possible, car je risque de recommencer 100x une seule portée de notes et sûrement avoir aucune inspiration et ça m’arrive assez souvent. De plus, je veux que ça soit parfait, je ne peux pas faire autrement. Je regarde l’heure qui est affiché sur l’horloge du mur et il est déjà 6 heures du soir et je n’ai pas commencé. Je vais désespérer bientôt, je le sens et en plus je n’ai même pas commencé. C’est mal barré. Donc, j’ai sorti mes pages de composition, qui sont étonnamment vides, j’allai vers le piano et m’assis délicatement sur le petit banc, qui fait un bruit désagréable dès qu’on s’assoit. Ça me déconcentre. Pour me décontracter un peu, j’enlevai mon chignon serré et passa mes mains dans mes cheveux. Quelle jouissance ça fait. Plus aucun cheveu n’est tiré vers l’arrière et serré comme ce n’est pas possible, j’enlevai aussi mon petit veston bleu et mes talons hauts pour me sentir plus à l’aise. Bon, j’arrête de faire des conneries et au boulot. Ça y est, aucune inspiration ne me vient et mon concert est dans 1 semaine. Dans quelle galère je me suis gourée. Pourquoi ai-je accepté ce concert ? Prim, il faut que tu te reprennes en main, l’inspiration va ne pas venir d’elle-même. Commençons par quelque chose de simple, un petit brainstorming. Je vais jouer en premier lieu ce qui me passe par la tête et je vais voir ce que cela donne. Donc, après plusieurs minutes d’essai, ça ne me donne encore aucune idée. Je mets ma tête dans mes mains et ferme les yeux. Il faut que je réussisse au moins à avoir une portée de notes, non mais de quoi je vais avoir l’air si je ne réussis pas à finir ? Ma carrière va être fichue. Ressaisie toi, j’ai déjà eu plusieurs concerts c’est la même chose que d’habitude. Peut-être que je devrais relaxer encore un peu plus, non ? Je me lève du banc pour me promener un peu dans la pièce ou je me sens assez seule. À cette heure, il n’a plus grand monde à part les gardiens. Alors, je continue à me promener dans la pièce, en rond. Je regarde le plafond, qui dirais-je n’est pas très intéressant et non inspirant. Je regarde aussi mes anciennes compositions, elles sont extraordinaires. Je retourne m’asseoir devant le piano et tout d’un coup un flash de génie me passe dans la tête. Je commence à pianoter sur le piano, j’accorde le piano pour qu’il soit parfait et je commence à mouvoir mes doigts sur le clavier sur piano. Après quelques instant, je m’aperçois enfin que j’adore ce que je viens de jouer. Alors, je saisi mon crayon me penche vers mes feuilles de composition et écrit ce que je viens de jouer. Bon, c’est bien déjà une ligne de portée rempli, ça s’annonce bien en fin de compte. Donc, je continue de jouer dans ce ton de note et une petite mélodie se créer doucement, mais à plusieurs reprises je dois recommencer quelques bouts, c’est bien moi Miss. Perfectionniste. Je déteste ce côté de moi, j’aimerais tant l’améliorer, si ça s’améliore, je me fais trop penser à mon père et ça, ça m’est insupportable. Je suis plutôt dans ma bulle j’irais même jusqu’à dire dans une transe quand je réussi enfin à trouver ma voix, mon inspiration. Donc, je suis au plein milieu de mes feuilles de composition que j’entends quelque chose à l’extérieur. À l’extérieur de la pièce.. Je me dis que ce n’est pas grand-chose, alors je retourne dans mon inspiration et dans mes feuilles. Ah lalala, j’ai un autre petit manque d’inspiration. Je regarde l’heure et il est 7h30 du soir. Bon, j’ai le droit à une petite pause, de toute façon j’ai un peu mal aux yeux et aux doigts. Alors, je reste assise sur le banc et pose ma tête sur le devant du piano et ferme un peu les yeux pour diminuer la douleur. J’amène mes cheveux sur le côté et je me masse un peu la tête. Je dois dire que j’ai bien hâte d’avoir fini cette composition.




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Isaac Strauss

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MessageSujet: Re: Do you remember our first meet ? / Isaac   Mar 2 Juil - 17:40


Do you remember our first meet?
ISAAC & PRIM.

Les vagues dansent sous mes yeux. Elles se taquinent, puis s’évitent. Elles se frappent, puis se mêlent. Tout cela dans un perpétuel ballet mythique. L’océan est teinté de rose et de orange. Ses profondeurs semblent plus sombres et plus impressionnantes avec le soleil qui tire sa révérence. Tout est si calme sur le pont. La plupart des officiers s’activent à l’intérieur pour préparer le navire pour la nuit. Ils n’ont gèrent le temps de se soucier de l’eau qui dansent, de la brise fraîche sur leur visage, de l’astre solaire qui s’embellit au fils des soirs. Mais, pour moi, le temps s’est arrêté. Et je n’en suis pas inquiété. Je fixe l’horizon comme si rien autour de moi n’avait d’importance, de sens. Pourtant, c’était faux. Rien n’était sans importance dans la Navy. Je me mis à hésiter, à réfléchir. Suis-je coupable de profiter de la vue plutôt que d’être utile à l’équipage? Et puis, je ne me sentis plus seul sur la passerelle. Décrochant progressivement mes yeux de l’océan, je me retourne vers lui. Il était là, devant moi, immobile et sans expression. Je ne pouvais plus fixer autre part à présent, il avait capturé mon regard avec sa froideur. Je sais exactement qui il est, mais je m’obstine à ne pas prononcer son nom. Que fait-il ici? Comment il… Derrière moi, il fait de plus en plus noir. Et je trouve en moi le courage de lui parler. Ma bouche prononce deux syllabes et son air change subitement. Avant que je réalise ce que je venais de dire, il me pousse violemment. Je tombe par-dessus bord et me mêle aux vagues. Alors que je coule, je me souviens du mot prononcé : Papa…

Je me réveille brusquement. Un rayon de soleil m’arrive directement dans les yeux, je porte ma main à mon visage pour m’en protéger. Mon front est brûlant. Bon sang, où suis-je? J’ose regarder autour de moi. Apparemment, je me suis assoupi dans ma voiture. Je vérifie ma montre. Ouf, je ne suis pas en retard, il me reste encore 20 minutes avant le début de mon quart de travail. Je pars donc à la recherche d’aspirine. Ma recherche est infructueuse jusqu’à ce que je tombe sur un pot dans le coffre à gangs. Coup de chance. J’en avale quatre avec un fond de café froid originaire de mon porte gobelet. Ark! Un regard à l’extérieur m’indique que je suis dans le stationnement du Newcastle Entertainment Centre. Bizarre que je me suis endormis là. Prenant mes clés, je sors doucement de ma voiture, ayant encore des séquelles de ma sieste. La marche n’est heureusement pas trop longue et mon corps se fait rapidement à l’idée que je ne suis plus dans un cauchemar. J’entre par la porte principale et tourne à gauche. Il n’y a pas beaucoup de monde à cette heure, surtout parce qu’il n’y a aucun spectacle majeur de prévue pour ce soir. Se sera donc un quart de travail tranquille, en théorie. Je m’arrête d’abord à la salle de bain. J’évite de regarder mon reflet dans le miroir. Je suis convaincu d’avoir une tête épouvantable, mais ça m’est égal. Je suis gardien de sécurité ici après tout, pas mannequin de défilé! Je me dirige ensuite vers notre salle des employés. Je croise une de mes collègues qui a terminé sa journée. Je la salue comme il convient et je me dirige vers mon casier. J’enfile mon uniforme assez banal et je prends ma carte d’identification. Comme si mes vêtements ne faisaient pas suffisamment le travail, je devais aussi pavaner cette carte avec ma face dessus pour confirmer que je travaillais bien ici. De toute façon, ça n’avait aucune importance. Je poinçonne avec deux minutes d’avance et me dirige vers l’accueil, où les gardiens de sécurité ont leur « quartier général ». Arrivé à destination, je salue Mike, qui est mon heureux partenaire de travaille ce soir. Au moins dans l’Armée, on n’avait pas à faire la conversation avec nos équipiers. Il semble que ça ne soit pas aussi vrai dans le monde réel, à mon plus grand désespoir. Je ne suis pas doué pour faire ce genre de coutume de civil. Par chance, on va dire, Mike parlait pour deux. Alors, il ne se rendait jamais compte que bien souvent je n’écoutais pas un seul mot de ce qu’il racontait.

La soirée avance lentement. J’en est assez des anecdotes de pêche de Mike alors je lui dis que je vais faire une ronde de surveillance. En solo. Il aimait bien croire que j’étais ainsi paranoïaque d’insister pour vérifier partout avec des rondes à cause de la Navy. Laissons-le croire ce qu’il veut. Je pars donc sans me presser à la recherche d’intrus en sachant fort bien que tout était parfaitement normal. Je prends le temps de visiter chaque salle. Lorsque j’arrive dans la section la plus isolée de Centre, j’entends un son qui me fige sur place. Je suis trop loin pour identifier parfaitement la nature de ce son, mais cela ne me semble pas normal, pas à cette heure. Aussitôt, mes instincts de soldat se réveillent et ma stratégie d’interception se dessine clairement dans mon esprit. Je marche furtivement vers le couloir principal de la section. Le son est à présent parfaitement clair. Un piano. Cela me laisse assez perplexe. Dans ce couloir se trouvait les salles de cours de musique et de celles de danse. Mais normalement, les cours donnés ici finissent au plus tard à 19h et même là, on nous prévenait à l’avance si une telle situation venait à survenir. Je m’avance désormais avec curiosité, sans perdre ma prudence habituelle. Je suis à la moitié du chemin quand plus aucune note n’est produite par l’instrument. Mes bottes résonnent à présent clairement sur le plancher lustré. Ça pourrait me trahir, alors je fais plus attention. Comme la porte de la salle de musique est entre-ouverte, je jette d’abord un coup d’œil à l’intérieur. La salle est vide de vie à l’exception de cette femme, la tête appuyée sur le piano, son visage complètement caché par ses longs cheveux bruns. Il ne me semble pas l’avoir déjà vue auparavant, mais je ne peux en être entièrement certain à cause de son visage qui m’est invisible. J’ose entrer dans la pièce, toujours en prenant garde à mes pas bruyants. Je m’arrête. J’hésite. Peut-être dort-elle? Toujours hésitant, je réfléchis en enfournant par réflexe mes mains dans mes poches. Je sursaute en entendant mon trousseau de clés tomber au sol. Merde, j’aurais dû faire attention! Il se trouvait bien au chaud dans le fond de ma poche gauche et là je le fais tomber comme un idiot avec ma main! En me penchant à la vitesse de l’éclair pour le ramasser, je garde la tête baissé tout en m’excusant :

-Désolé, j’avais entendu un bruit alors j’étais venu voir si tout était ok!
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Prim L. Sleeman

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MessageSujet: Re: Do you remember our first meet ? / Isaac   Mer 3 Juil - 16:37

Prim et Isaac Հ Do you remember our first meet?



J’avais toujours ma tête dans mes mains, j’étais fatiguée de créer. Ma journée est trop longue, je dois savoir quand m’arrêter et étonnamment je suis incapable de m’arrêter. La seule façon c’est que quelqu’un me dérange où-même qui me dise tout simplement d’arrêter. Donc, je suis toujours dans ma bulle à me parler à moi-même. Je décide de regarder mes partitions et de voir ce que j’ai créé. Ce n’est pas si mal quand j’y repense, j’ai déjà fait pire que cela. Avec ma tête reposée, j’efface quelques petits trucs pour améliorer la mélodie, je rejoue aussi des bouts de ma mélodie pour voir si ça sonne à mon goût.

Je n’avais pas entendu le gardien arriver, alors quand j’entendu les clés de celui-ci tombé je criai un peu trop fort à mon goût et échappa toutes mes partitions sur le sol. J’entends ces excuses et lui sourit tout simplement.


-       Ce n’est pas grave, c’est de ma faute. J’ai oublié d’avertir que j’allais rester plus tard. Je suis vraiment désolé. Oui, oui tout est ok. J’ai juste un manque d’inspiration.


Alors, je lève doucement mon visage pour regarder qui m’avait interrompu par erreur. Ohh, je remarquai que c’était un des gardiens de NEC, je ne suis pas chanceuse. Je risque vraiment de me faire taper sur les doigts, j’ai complètement oublié de leur dire que je restais plus tard. Non, mais quel tourte je fais. Après ces mots d’excuses, je me lève doucement. Je me rappelle de comment je suis et décide de remettre mon veston bleu et mes talons hauts noirs et puis je me mets à genoux pour ramasser mes partitions qui étaient tombés plutôt. Je les ramasse tout doucement, nous ne pas les froisser et essaye de les remettre en ordre. Je  sens un peu le regard du gardien sur moi, mais ça m’est égal. Ce sont mes partitions pour mon concert et ça me tient à cœur. Alors, je me relève pour le regarder en face. Oh non, je ne me suis même pas présenté. Je suis tellement prise par mes partitions que j’oublie complètement les bonnes manières. Je m’avance vers lui et lui tends la main.

 

-       Je m’appelle Prim, professeur de chant et pianiste au NEC.

 

Je le souris pour respect et attends qu’il me serre la main. J’espère ne pas rester trop longtemps avec la main tendu. Je commence déjà à avoir mal au bras. C’est décidé, je crois que je vais me mettre à la gym et me mettre en forme. Bon, c’est quoi cette idée à la con, comme si j’allais trouver du temps pour cela et encore plus comme si j’allais me mettre en forme. Je déteste cela. Bon, lâche la gym et concentre toi sur la nouvelle rencontre. Il faut que j’aie l’air quand même présentable. Alors, je me regarde discrètement sur mon reflet sur la fenêtre de la porte et voit que j’ai une chevelure assez… Eum, je ne sais vraiment pas comment décrire cela. Donc, je me passe une main experte dans mes cheveux, toujours aussi subtilement et essai de faire quelque chose avec mes cheveux. Après cela, toujours la main tendue, j’observe l’homme qui est devant moi.  Il n’est pas mal du tout, grand, musclé et robuste. Assez différent des autres gardiens que j’ai déjà vus au NEC, il doit s’entraîner. C’est la seule raison que je peux croire, à moins qu’il fût dans l’armée ? Je n’en ai aucune idée. Je crois bien que je vais me garder une gêne de lui demander. Je ne veux pas être mal polie. Je continu mon «inspection» de beaux yeux bleus, comme je les aime. J’essaie d’évaluer son âge, mais je me range à l’idée qu’il doit être entre deux âges, lequel? Je n’en sais rien. Faudrait bien que j’arrête de le reluquer, il va se demander ce que je fais. Alors, je tourne mon regard vers la droite, la gauche. Je le regarde dans les yeux et lui sourit. J’ai l’air de quoi là ? Ça y est, il va me prendre pour une folle alliée, une folle qui joue du piano et qui est professeur de chant. Alors, je me penche un peu la tête vers le sol et regarde mes pieds. Je me passe une main dans mon cou pour enlever un peu la tension que j’ai dans celui-ci. Je sens un peu la tension qui diminue dans mon cou et relève la tête vers le gardien. Ma main flanche un peu. Toujours mes partitions en mains je décide de les déposées sur le piano et je mets ma main dans ma poche de pantalon. C’était tout simplement inutile, mais bon. J’étais tannée d’avoir mes partitions en main. Je devais la mettre à quelque part et le piano était le meilleur endroit pour celle-ci. Alors, je ramène mon regard vers celui du gardien et lui sourit.





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Isaac Strauss

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MessageSujet: Re: Do you remember our first meet ? / Isaac   Mer 3 Juil - 21:55


Do you remember our first meet?
ISAAC & PRIM.

Une pluie de papiers. Mon regard se sentit inlassablement attiré par les feuilles qui tombent paresseusement au sol. C’est d’ailleurs ce qui releva ma tête des clés. Elles avaient causées tout un chaos ces petites choses. En tombant, elles m’avaient non seulement mit dans un embarras pas possible, mais elles avaient aussi fait sursauter cette femme assise au piano. Je n’avais pas porté attention à ce que l’inconnue faisait juste avant la catastrophe, mais il semblerait qu’elle avait dans les mains ces partitions qui se sont à présent répandu en rebelle dans la petite pièce. Je remets les clés dans leur nid habituel, le fond de ma poche. Elles se font tranquilles soudain. Tant mieux parce que sinon elles se verront punir pour une trahison de plus. Les échos du cri aigu de la pianiste résonnent encore dans mes oreilles. Ses paroles de répliquent aux miennes se répètent également dans ma tête. Mon cerveau semble lent à les analyser. Alors, je me relève doucement, comme si j’avais peur qu’elle ne se sauve en courant si je bouge trop rapidement. Je la regarde se mettre debout à son tour, puis se rhabiller de son veston et de ses talons hauts. Mon corps reste figé. J’ignore comment elle va réagir à ma présence dérangeante. Il semblerait que de ramasser les partitions soit plus prioritaire que de me donner l’ordre de repartir d’où je venais. Je dis ça comme si elle était mon supérieur dans l’Armée et que je ne devais pas bouger tant qu’elle ne me dise de le faire. C’est un réflexe d’agir en premier lieu de la sorte. Les soldats sont conditionné à attendre sans remuer, sans réfléchir, les ordres d’un autre. Ça ne se perd jamais vraiment, même si ça reste illogique dans un contexte civil. Me voilà donc illogiquement debout à la regarder recueillir ses précieux papiers. La coutume aurait voulu que j’agisse de façon galante et que je lui offre mon aide, mais lorsque cette idée me traversa finalement mon esprit d’obéissance, elle avait déjà en main chacune des partitions qui étaient tombées. Elle s’approche alors de moi et me tend la main. Oui, ça, je connais ça et je sais comment y répondre. Je m’apprête à mettre ma main dans la sienne quand elle se présente à moi. Je me fige. Je la vois sourire. Seulement, me voilà coincé dans ma tête. Elle s’appelle Prim. Et ce nom ne me semble pas inconnu. Je sais pertinemment que ce visage m’est nouveau, puisque je n’oublie pas aisément une personne. Par contre, le nom. Qui s’appelait comme ça déjà… Cette pensée m’empoisonne, m’empêche de réagir, de lui serrer la main comme il est convenu de le faire. Même de lui répondre.

Les minutes passent sans réaction. Je me souviens d’une forêt. D’un campement. D’une nuit étoilée. Et d’une femme. Oui, c’est ça! Prim était le surnom d’un soldat de mon escadron lorsque j’étais en formation dans l’Armée! Une grande soldate. Je me demande ce qu’elle est devenue d’ailleurs. Je refais surface soudain. La professeure est toujours devant moi, avec la main tendu en ma direction. Elle n’a plus ces partitions en main, elles sont apparemment sur le piano. Bon sang, combien de temps je l’ai fais poiroté de la sorte!? Et surtout, pourquoi ne m’a telle pas ramener à la réalité avant! Elle me regarde avec un drôle d’air. Je ne sais pas comment interpréter ses yeux scrutateurs. Arrête de penser et serre-lui la main! J’avance d’un pas et met ma main chaude dans la sienne. Je fais le geste de coutume et je lui souris gentiment.

-J’étais dans la Lune, pardonne-moi. Moi c’est Isaac, je suis un gardien ici comme tu peux le voir.

Je retire ma main de la sienne. Bon, maintenant que c’est fait, comment je suis censé réagir. Elle ne m’a toujours pas donné l’ordre de partir, alors elle ne semble pas vouloir que je lui foute la paix. Pour paraître moins crispé, je me mets à marcher vers son piano et attarde mon regard sur les partitions empilées. La mélodie que j’ai entendue dans le couloir me revient en mémoire et cela me fait sourire. Je trouve pertinent de lui dire :

-C’est ça que tu jouais tout à l’heure? Dis-je en touchant quelques notes sur les feuilles. C’est vraiment très beau. Qui en est le compositeur?

Je n’avais aucune connaissance en musique alors il pouvait fort bien s’agir d’un de ses grands compositeurs célèbres que tous vénèrent. Je relève la tête vers elle. Prim a vraiment de très beaux yeux. Son regard est brillant sous l’éclairage. C’est presque mystérieux. On dirait un océan en pleine nuit qui ne donne qu’une envie : y plonger. Je ne suis pas de la Navy pour rien, l’eau est une source infinie d’attirance pour nous. J’en oublie presque que je suis en théorie censé faire une ronde et puis revenir au boulot auprès de Mike. En cet instant, ça n’avait plus d’importance. Je voulais simplement percer le mystère de la femme au piano. Celle dont le nom m’est si familier et pourtant si nouveau. Et je sais être particulièrement discret si elle désir poursuivre cette mélodie au piano. Mon sourire n’en fut que plus grand.
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Prim L. Sleeman

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MessageSujet: Re: Do you remember our first meet ? / Isaac   Jeu 4 Juil - 4:17


Prim et Isaac Հ Do you remember our first meet?

Toujours la main avancée vers lui, je l’observe. Je remarque qu’il n’est plus dans la même pièce que moi. Peut-être est-il dans un souvenir? Où-même, il est peut-être déficient intellectuel? Je n’ai vraiment aucune idée. Alors, je vais continuer quand même à tendre ma main, c’est poli, mais je dois avouer que mon bras me faire encore plus souffrir qu’au tout début. Oh, lala ! Pendant que j’attendais patiemment, moi-même je tombe un peu dans un fixe et quand je l’entends me parler j’ai un petit moment de surprise, mais me reprend assez vite. Il s’appelle Isaac, beau prénom. Peu commun, j’adore. Effectivement comme j’ai pensé plutôt c’est un gardien au NEC. Étonnamment je ne l’ai jamais vu ici. Peut-être qu’il n’a pas pour habitude d’arrêter dans la salle. Et comme j’ai pensé, il n’était pas dans la même pièce que moi pendant plusieurs minutes.

 

-       Non, non ! Ça arrive à tout le monde d’être dans la Lune. Moi la première, je me perds souvent dans ma tête.

 

Je rigole un peu même s’il n’a rien de drôle. J’ai l’impression que nous ne sommes pas à l’aise les deux. Il faut comprendre, je ne connais aucunement cet homme et même si je suis une femme assez sociale et qui attire le regard des autres, je ne suis pas une femme facile d’accès. Surtout avec l’enfance que j’ai eue.. Je dois avoir une confiance qui règne pour devenir amical.. Non pas amical plus qu’amical. Il doit tout simplement un lien entre la personne pour qu’une confiance règne. Pendant que je pensais à tout ce stratagème de confiance je vois Isaac marché vers le piano. Je le vois passé ces doigts doucement sur mes partitions de musique, je m’approche doucement vers lui et me pose à son côté. Je regardai mes notes et sourit de tendresse envers elles. Ce sont quasiment mes enfants, quand on y pense, je les aie crées. Je regarde le visage et je le vois tout d’un coup sourire. Je remarque que ça lui détente un peu les traits, en fait ça le radoucit. Il a l’air plus… Sympathique dirais-je. Pour ne pas à avoir encore l’air un peu tarée, je détourne mon regard sur le bois du piano. Quel piano, je l’ai toujours adoré, personne ne peut le toucher à part moi. Oui, je suis un peu possessive envers les pianos en particulier. Puisqu’il ne parle pas, je me retrouve doucement dans un de mes beaux souvenirs d’enfance. Quand j’étais à l’école et c’était l’heure d’un de mes cours de chant. Je me rappelle courant vers la salle et regarda le professeur avec des gros yeux brillant. C’était la première journée que j’allais essayer le piano, Mme. Jarvis m’avait dit que je méritais cela et surtout qu’elle sentait en moi ce talent inné. Je m’étais avancé vers le piano, je l’avais observé pendant plusieurs minutes. Ces touches noires et blanches, le bois majestueux du piano. Elle m’apprit où était chaque notes et après cela me montra une partition je l’a jouai instinctivement et je fusse devenue une pianiste professionnelle. J’émergeai de mon souvenir pour revenir à la réalité et Isaac était entrain de me parler. Il disait que c’était très beau et me demandait qui l’avait écrit. La gêne me prit soudainement d’assaut. Je ne m’habituerai jamais à cela. Oui, je suis professionnelle, passionnée et tout. Mais, j’ai de la difficulté à comprendre que j’ai du talent. Alors, je rougis comme une pivoine. Je détournai ma tête pour qu’il ne me voie pas ainsi, aussi vulnérable que cela. Je déteste être vulnérable.

 

-       Effectivement, c’était cela que je jouais. Tu la trouvais comment ? Qui est l’auteur de la composition.. Bien… euh.
Je me grattais un peu la tête, c’est mon signe de stress. Je m’en rends compte quelques secondes plus tard et dégage ma main une fraction de seconde après avoir remarqué. Je coince ma main dans une de mes poches. Je décidai de me lancer à l’eau. Il ne faut pas avoir peur dans la vie, il faut foncer. Alors, je laisse les partitions à Isaac et je m’approche du piano. J’ai les doigts qui commencent légèrement à trembler. Je les regarde interloqués, ça ne m’avait jamais arrivé. Qu’es que j’ai ? Ce n’est qu’un gardien que je ne connais aucunement, qui n’a aucune valeur à mes yeux. J’arrête les tremblements et commence à jouer la mélodie que je jouais plutôt et qu’il a dû entendre. Je ferme les yeux en jouant au piano et tout d’un coup, je rentre dans une sorte de transe. Je suis tant concentrer par ce que je joue. Mes doigts glissent sur le clavier du piano, une magnifique mélodie commence à prendre forme. Puisque je suis quasiment dans un état de transe, je ne sens pas que je commence à chanter. Ma voix de salto chante quelques mots au rythme de la musique que je joue. Toujours les yeux fermés, je continue comme si j’étais seule dans la pièce, je ne sens même plus la présence de l’homme à mes côtés. Quand je disais que rien ne peut m’arrêter quand je commence, eh bien… Voilà, un exemple de ces moments. Je ne peux m’arrêter de chanter où-même de jouer du piano. C’est magnifique. Je viens d’inventer des paroles qui iraient parfaitement à ma musique pour le concert. Ce gardien… Me donne-t-il tant d’inspiration que cela. Tout à coup, j’arrête brusquement de jouer. J’avais oublié ce gardien. Je finis ma note et ré-ouvre les yeux tout doucement, de peur de sa réaction. Je les ouvres complètement et regarde se visage plein de…




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Isaac Strauss

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MessageSujet: Re: Do you remember our first meet ? / Isaac   Jeu 4 Juil - 18:21


Do you remember our first meet?
ISAAC & PRIM.

Harmonie. Oui, c’est ça, c’est le mot parfait pour le décrire. Des enchaînements, des transitions, des combinaisons, des notes qui se murmurant entre elles harmonieusement. J’assiste à quelque chose d’inattendue. D’exceptionnelle également. Je pouvais voir à l’intensité de ses gestes qu’il s’agissait de la naissance d’une pièce. N’étant pas familier avec le milieu musical, j’ignorais s’il fallait applaudir, célébrer ou faire autre chose pour accompagner ce genre d’évènement unique. Je me contente d’écouter hypnotiquement. Les notes me captivent, arrivent à détendre mes neurones, suffisamment pour que je ne puisse réfléchir à autre chose. Tellement absorbé, que je suis dans l’attente constante de chaque nouvelle note. Étrange que je sois incapable de les identifier puisque je suis inculte en musique, mais que j’en suis si obnubilé en cet instant. C’est tout simplement la perfection. Comment arrive-t-elle à faire cela? À me rendre gaga juste en appuyant sur une série de touches sur ce piano que j’avais déjà vue des centaines de fois.

Pourtant, tout ne se destinais pas à cela. Lorsque je lui ai posé des questions sur les partitions, elle fit son possible pour cacher sa gêne, mais j’avais tout vue. Le rouge de son visage avait été son Judas. Je ne compris pas au départ en quoi j’avais créé un malaise. Je voulais être sympathique pour lui montrer que je n’étais pas un fou furieux qui allait lui lancer une grenade si elle avait la prétention de s’enfuir. Elle me donna des indices lorsqu’elle me parla. Prim avait comme bloqué sur la révélation de l’identité du compositeur. Pour l’encourager, j’allais lui donner mes impressions sur ce que j’avais entendu. Seulement, je m’arrêtai en route. Même si j’aurais voulu critiquer en bien ou en mal cette mélodie, je n’ai pas les bons mots. Je ne suis pas un expert, ni même un novice. Je ne suis rien en musique. Tout ce que je connais et qui est musicale, c’est l’hymne national de l’Australie. Assez pitoyable comme niveau de compétences. Je n’osai donc pas vraiment me prononcer. Mais oui, j’avais beaucoup aimé. Tout simplement. Alors que je commençais à me dire que peut-être Prim était l’auteur de la mélodie et que c’était cela qui l’avait troublé, elle se mit au piano. Ça me perturba. J’étais juste à côté de l’instrument, je pouvais même voir le mécanisme intérieur s’activer lorsqu’elle frôla les premières touches. Devais-je bouger? Quitter la pièce? Je ne savais pas lire une partition, alors je ne voulais pas regarder dans cette direction. Il n’y avait pas d’autre endroit pour poser mes yeux que sur son visage. Je reconnu la mélodie du couloir après un certain nombre enchaînements de notes. Et là, tout devint parfaitement clair. Je n’avais plus aucun doute sur son identité. Elle était l’auteur, la créatrice, la compositrice, la mère, appelez ça comme vous le voulez! C’était elle et à présent elle me la jouait.

Je suis dans un autre monde. Un univers bercé par la douceur de l’imaginaire de Prim. C’est presque intime. Je me sens privilégié d’avoir ainsi accès à l’âme de cette femme, qu’il y a dix minutes à peine je ne connaissais même pas. On m’avait déjà dit que la musique avait cet effet rassembleur et apaisant, mais je n’y avais jamais cru avant maintenant. J’aurais voulu que le reste de ma vie sois ainsi et que mon dernier moment sur cette Terre soit à écouter cette mélodie et cette voix. Parce que oui, elle chante également, contribuant à me perdre encore d’avantage dans ce voyage surnaturel. C’est tout simplement le paradis et… Et puis, je me sens lourd à nouveau. Mes yeux recommencent à voir la banal salle de musique du Newcastle Entertainment Centre. Enfin, à voir le visage stupéfait de Prim. Elle me regarde intensément et moi je me contente bêtement d’attendre qu’elle me joue la suite. J’ai désespérément besoin de la suite. Seulement, je viens de comprendre. Elle ne joue plus. Et ne jouera peut-être plus en ma présence. Mon cerveau à du mal à se remettre en route, encore sous hypnose. Je descends doucement mes yeux bleus sur ses doigts créateurs de rêves. Je parviens à lui parler au bout de plusieurs secondes :

-C’est… je n’ai jamais rien entendu d’aussi magnifique…

Ma voix était si paisible. Je n’ai jamais été ainsi. Normalement, je suis la plus grosse boule de stresse de la Terre entière. Elle vient de m’enlever tout ce qui me tenait constamment tendu et nerveux. C’est fou! Je prends appuis sur le piano pour être sur de ne pas tomber à la renverse tellement mon corps n’est plus rigide comme du diamant. Comme elle ne semble pas convaincue de la véracité de mes précédentes paroles, j’insiste :

-Sérieusement Prim, c’est impressionnant!

J’accompagne mes dires d’un sourire à mille dollars. Elle a vraiment un talent remarquable. Être capable de me rendre aussi démuni, c’est tout un exploit! Ayant repris un peu de tonus dans les jambes, je m’avance vers elle pour voir entièrement le clavier. C’est fou comment il y a des touches. Durant un bref instant, j’eus envie d’appuyer sur une des notes. Mais laquelle? Je me sens assez ridicule alors je prends mes distances et me dirige vers un coin de la salle où quelques guitares sont confortablement installées. Je n’ai même jamais joué d’aucun instrument en 36 ans de vie, quelle honte!
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Prim L. Sleeman

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MessageSujet: Re: Do you remember our first meet ? / Isaac   Ven 5 Juil - 2:05


Prim et Isaac Հ Do you remember our first meet?
Même à la fin de ma petite représentation, je me sentais toujours dans cette transe. J’observai les émotions qui passaient sur le visage d’Isaac. Je voyais bien qu’il n’était pas un commun avec la musique, mais ça m’était égal. N’importe qui c’est évauer de la musique. Il n’y a pas tout le monde qui c’est cela, pas besoin d’être un grand Beethoven pour pouvoir aimé les bonnes compositions. Donc, je pris délicatement mes précieuses feuilles et écrivait le reste des notes que je venais de découvrir. Je ferai plus tard les paroles, elles ne sont pas à point. Alors, pourquoi se rocher sur cela. Après quelques minutes de silence, j’observai toujours Isaac, ce n’est pas à chaque soir que j’ai droit à un spectateur aussi silencieux.  C’est à ce moment que je l’entends dire la plus belle phrase qu’une créatrice pouvait entendre. Il disait que ce que je venais de joué était tout simplement magnifique. C’est à cette minute que je senti une fierté sans fond. Mes yeux s’illuminèrent tout d’un coup et mes joues rosies un peu. J’étais tellement fière, vous ne pouvez savoir comment, savoir que quelqu’un aime ce que vous faites est tout simplement un sentiment de puissance. Je passe mes doigts un peu sous mes yeux, ce n’est que l’émotion du moment. La fierté d’une maman, quoi !

                                                                                                                                               
-          Eh, bien… Je te remercie. En fait, je ne sais jamais quoi dans dire dans ces moments. Pas que je ne suis pas habituée, mais que dire ?


Je remarque un peu ses traits qui sont plus détendu qu’au  début de leur rencontre. Souvent nous disons que la musique est un miracle. Elle nous fait sentir pleins de choses, nous fait souvenir de plein de choses.  La musique est un art personnel, c’est à ce moment que je me rends compte de cela. Je m’ouvre à cet homme que je connais à peine, mais étonnamment  je me sens bien avec cela. Je sens ce lien qui nous relie, qui me démontre que je peux avoir confiance en lui et j’aime cela. Puis, je l’entends encore me dire que c’était impressionnant, comme s’il voulait me convaincre de cela. Il n’a pas besoin de me convaincre, je n’ai qu’à regarder son visage et la façon de se tenir, tout est dit, dans sa façon de se tenir. Je suis une femme très observatrice, il ne faut pas oublier que j’ai un diplôme en psychologie, alors je lis très bien le non-verbal des gens. Je peux vous dire que l’homme devant moi… Eh bien, il a plus qu’aimé ma musique, en fait, j’espère que je ne me trompe pas. Je devrais peut-être lui répondre quelque chose à la place de décrire son non-verbal, ça ne serait pas mal.

 
-          Oui, merci. Ça ne m’arrive pas souvent d’avoir des flashs comme ceux-ci. Tu étais peut-être le remède de mon manque d’inspiration.


J’accompagnai cette phrase d’un magnifique sourire et d’un petit rire. Qui sait, j’ai peut-être raison ? L’inspiration d’un artiste peut venir de tout et de n’importe quoi et si mon inspiration revient en compagnie de cet homme, je peux vous dire qu’il est pris au piège dans ma vie maintenant. Je ne pourrais le laissé aller. Je le sens. Je dois avouer que nous venons de vivre une expérience assez unique. Pourquoi ne pas revenir dans la réalité ! Mais quoi demander après cette expérience ?  Qu’es que tu fais de ta vie? Tu es marié? Tu as des enfants? Je me gratte la tête et regarde l’heure. Oh la ! Il est 8h45 du soir. Isaac s’approche de moi, je le regarde venir s’installer derrière moi. Je n’ai aucune idée de ce qu’il observe, mas je le laisse faire. Ne pas le bousculer. Puis je le sens s’éloigner vers l’arrière, alors je me mets en califourchon sur le banc pour le regarder aller vers les guitares. Il n’a pas l’air très à l’aise avec les instruments, ça me fait sourire. Alors, je décide de lui demander ceci.


-          Je t’observe et je peux remarquer que tu n’es pas à l’aise entouré de tous ces instruments. Tu n’en as jamais joué, je me trompe ? Tu sais, il faudrait peut-être renoncer à cela ?


Je le regarde avec le un gros sourire.  Ça me ferait un grand plaisir de lui apprendre à jouer du piano ! Ça pourrait être même drôle. C’est ma passion d’apprendre aux autres ce que je connais et surtout de peut-être leur donner l’envie de continuer. J’aime tout simplement cela. La musique c’est ma vie, je suis une artiste et un professeur. Je me rappelle mes premières journées à Newcastle, j’étais une petite nouvelle. Je n’avais aucune réputation, mas j’adorais cela et même si ça ne rapporte pas le gros lot, je ne pourrais jamais arrêter cela, je voudrais même peut-être avoir une école de chant et de musique à moi. C’est un de mes précieux rêves… Un rêve que mon père n’a pu détruire dans ma jeunesse, c’était mon secret. Il faut comprendre mon père était l’homme de la maison. Je devais faire ce qu’il me disait de faire et comment. Vous me direz que des personnes ont vécu pires ? Je serais d’accord, mais vous ne connaissez pas mon histoire et moi-même… je n’en suis pas si sûre.  Bref, après ce moment de fierté j’ai toujours un petit sentiment de réalité qui me reviens, mais je regarde Isaac et sourit. Je veux lui apprendre tout ce que je connais.




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Isaac Strauss

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MessageSujet: Re: Do you remember our first meet ? / Isaac   Ven 5 Juil - 4:16


Do you remember our first meet?
ISAAC & PRIM.

Suis-je une muse pour les pianistes solitaires? L’idée me parue étrange. Je me retournais même d’un coup comme si elle avait crié dans mon dos. Je me radoucis instantanément, pas la peine d’en faire tout un plat. Mais, je me mis à réfléchir tout en observant toujours les guitares. Je n’avais jamais été une personne inspirante. Ma seule présence était bien souvent dérangeante. Des souvenirs montèrent à mon esprit. Un entre autre. Durant ma deuxième année dans l’Armée, l’instructeur voulu nous donner un cours 101 sur le leadership. J’étais jeune et pas vraiment concentré ce jour-là. Il faut dire que nous n’avions pas vraiment fermé l’œil durant les quatre derniers jours et que le sommeil rattrapait une à une les parties de mon corps. Mon cerveau, qui jusque là avait été préservé, commençait à perdre ses moyens. L’instructeur se rendit compte que je n’écoutais pas vraiment ses conseils. Il me demanda alors de diriger les autres lors d’une mission test. Se fut l’enfer. Je paniquai. Je faisais n’importe quoi. Je ne savais pas quoi faire, quoi dire en fait. Après un certain temps, l’instructeur me prit à part et me dis que pour être un bon leader, il fallait transparaître une certaine énergie, une confiance inouïe que les autres percevraient dans mes mouvements et mes paroles. Il fallait inspirer quoi. Il me dit très clairement que la raison pour laquelle je ne réussissais pas l’exercice, c’était parce que j’étais une coquille vide. Un parfait soldat pour suivre les ordres, mais un qui ne pourrait inspirer suffisamment ses hommes pour les conduire à la mort. J’avais conscience que ce n’était pas la même chose que maintenant avec Prim. Seulement, cela me prit du temps avant de parvenir à grimper les échelons de l’Armée, parce que la métaphore de la coquille vide m’avait hanté profondément. J’ai probablement échoué dans mon rêve de devenir plus haut gradé il y a 4 ans pour cette raison. Si j’étais ainsi sans substance, comment Prim pouvait puiser en moi l’inspiration pour ses compositions?! Non, je n’arrivais pas à le croire, même si j’avais fort probablement évolué depuis ce souvenir lointain.

Je me perds un temps dans la contemplation des instruments à cordes. Décidément, je suis vraiment lunatique aujourd’hui. D’abord, je m’endors dans ma voiture et rêve à mon père et maintenant je passe mon temps perdu dans mes pensées. Petit pincement au cœur en me remémorant mon cauchemar et surtout, le visage de glace de mon paternel. Avec tout cela, j’en oubliais la notion du temps. Durant combien de temps encore pouvais-je rester auprès de Prim avant que Mike ne soupçonne qu’il me soit arrivé un malheur durant ma ronde. Peut-être était-il déjà partie à ma recherche et qu’il était sur le point de me trouver avec la professeure de musique qui fait des heures supplémentaires. La jeune femme remarque ma soudaine obsession pour l’observation des instruments de la pièce et me surprends de plus belle avec ses paroles. Cette fois, elle parvient à me réveiller entièrement de mes rêveries. Je me retourne avec un rire amusé et m’approche de nouveau d’elle durant mon rictus :

-Tu veux me donner des cours de musique? Euh… Je ne crois pas que se soit une bonne idée…

Je ne sais pas vraiment comment la convaincre de renoncer à ces ambitions. Je réfléchis un moment à une argumentation qui tienne la route. Comme ce jour là pour diriger mes camarades d’Armée, c’est le néant dans ma tête. L’Armée! Ce n’est pas bête ça, lui dire que je ne suis qu’une coquille vide de militaire! Un incompétent pour apprendre la complexité musicale! Mais est-ce suffisant pour la décourager? D’après son expression de joie à l’idée de « m’enseigner », je dirais que peu importe la force avec laquelle je vais me battre pour lui résister, elle va remporter cette guerre. Ah et puis fuck, qu’est-ce que j’ai à perdre! Je lui fais un sourire incertain et m’approche d’elle un peu plus. J’ose prendre place juste à côté d’elle sur le banc en soupirant inutilement :

-Tu vas voir que je suis un mauvais élève. Je suis du genre physique, ce n’est pas pour rien que j’ai été militaire.

Pourquoi ne pas ploguer l’Armée durant ma résignation! De toute façon je me suis rendu! Elle a gagné. Alors elle va en baver à mon avis! Ainsi, si elle me voit me lever et courir comme si je fuyais un champ de mines, elle va comprendre que c’est un réflexe de combattant et pas une tentative de défilement. Naturellement, je me mis à explorer le clavier, appuyant au hasard sur les touches blanches et noires. Je ne savais absolument pas ce que je faisais, mais ça me faisait rire de produire tous ses sons hétéroclites. La curiosité avait prit le dessus sur ma fierté. Et me voilà retourner en enfance à tapoter sur un piano. J’ignore où on s’en va avec ça, mais si ça continue je vais finir à la maternel!
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Prim L. Sleeman

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MessageSujet: Re: Do you remember our first meet ? / Isaac   Lun 19 Aoû - 6:01


Do you remember our first met?
Isaac et Prim

Après lui avoir fait ma demande de lui enseigner le piano. Je remarquai instantanément qu’il n’était aucunement à l’aise avec mon idée. J’avais compris depuis longtemps qu’Isaac n’était pas le style d’homme artistique. Nous avons qu’à regarder le physique qu’il a et sa nous réponds tout de suite. Bref, même s’il hésitait j’étais trop décidé à lui apprendre. Il ne pouvait me refuser ce privilège, sinon j’en serais vraiment navrée. J’observai ses traits et ses yeux qui étaient voilés. Ah! Il était encore loin de moi à penser à je ne sais quoi. Je n’aimerais pas être dans son monde de solitude, aussi encré en soi-même. Pendant qu’Isaac était je ne sais où, je pianotais sur le piano en attendant sa réponse. Je vais même à reprendre mes compositions et les modifiés. Pourquoi le déranger? Oui, je n’aimerais pas être dans cette solitude, mais je dois avouer que j’aime bien le silence. Puis après quelques minutes, je me retourne vers lui et le voit entrain d’observer encore les instruments à cordes. Les aimes-t-il ? Je n’en sais rien. Isaac n’est pas facile à comprendre, mais bon. Il se retourne vers moi avec un sourire et me dit que ce ne serait pas une bonne idée de lui apprendre la musique! Qu’es qu’il en sait lui ? C’est moi le professeur à ce que je sais. Je me calme un peu et me dit de ne pas le prendre personnelle, c’est n’ai sûrement pas à chaque jour qu’il se fait demander cela, mais quand même… Il est qui pour évaluer cela. Bref, je le regarde franchement dans les yeux, pour lui faire comprendre que je suis très sérieuse.

-          Je suis le professeur, non ? Je crois que je suis capable et même que je serai capable d’évaluer ton potentiel et vois si tu es capable d’apprendre, je me trompe? Alors, laisse-moi essayer et on verra par la suite?

Je dis cela d’un ton plus acerbe que je cru. Je ne voulais pas être méchante, mais mes compétences en musique ne sont pas à dénigré, elles sont parfaites. Je dois dire que j’ai travaillé pour cela et j’en suis très fière. Toujours un peu déçue de son manque de confiance, je baissai la tête pour regarder le piano et me passa la main dans les cheveux. Déjà que je recherche la perfection, quand quelqu’un doute de moi ça me pèse au plus profond. Par contre, je sais que je ne devrais pas prendre sa remarquer personnelle, j’en suis incapable. Je ne peux croire qu’il n’a pas autant confiance en mes capacités de professeur. Je viens de lui jouer une pièce inventer le soir-même non ? Bon, je devrais peut-être me calmer un peu, ce n’est pas en pestant intérieurement que ça va mieux aller. Alors, je prends une grande respiration et ferme les yeux en expirant. Je refais cela à quelques reprises, de façon subtile pour qu’Isaac ne remarque pas, et reprend graduellement mon calme. Je pose mes mains sur mes cuisses et le regarde. Je vois un peu de doute dans ses yeux. Comme s’il n’était pas certain de ce qu’il allait faire. Pourquoi aurait-il du doute? Je vais bien savoir assez tôt non ? Je le vois sourire et s’approche encore plus de moi et s’installa même à côté de moi sur le banc. Un peu déroutée, je me rassis vers l’avant et l’observe d’une façon assez incertaine. Isaac m’explique qu’il est un mauvais élève et qu’il est militaire. Effectivement, c’était cela l’explication de toutes ces petites absences. Pour avoir faire un bac en psychologie, je connais un peu l’effet de la guerre sur les hommes. Des souvenirs que cela peut laisser, un souffle de compatie m’envahit pour Isaac. Il ne doit pas avoir de très beaux souvenirs, mais qui sait? Après, avoir digérer la nouvelle un énorme sourire s’afficha sur mon visage et je mis sans réfléchir ma main sur son bras, un peu trop brusquement.

-          Ohhhhh ! Je savais que tu allais me laissé essayer. Tu ne pouvais me refuser cela non ? En fait, je ne veux même pas savoir tant que tu me laisse essayer, je suis extrêmement heureuse de l’honneur que tu me fais.

Je le laissai peser sur les touches qu’il voulait et je ris un peu. Il avait l’air d’avoir rajeunit de tellement d’années. Après, qu’il est fait ce petit moment, je lui expliquai en gros ce qu’était les touches blanches et noires. C’était une des informations les plus faciles. Donc, après lui avoir montré cela, je lui pris délicatement les mains et glissa mes mains sur ses doigts. Je lui montrai, très doucement, la gamme du sol. Ce qui : Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do. Puis, je lui demandai de le refaire par lui-même pour voir s’il a bien compris. Isaac doit savoir où sont toutes les notes, car cela sera très dur de lui montrer le reste.

Après plusieurs minutes d’entrainement, j’entendis un bruit de radio. Je dirigeai mon regard vers le bruit et je me retrouvai à regarder la taille d’Isaac et je vis la radio de celui-ci. Je fermai mes yeux un peu et me concentra. J’entendais bien une personne qui parle. Une vague de tristesse m’envahit. Le cours, je crois bien, allait prendre fin assez tôt. Je crois que c’est le collègue d’Isaac qui essaie de le contacter, ça fait bien quelques heures qu’il est en ma compagnie, c’est dommage mais normale qu’il le recherche.

-          Je crois que ton collègue essaie de te rejoindre dis-je avec une petite pointe de tristesse.


© Belzébuth

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